Phytotherapie

Hippocrate disait qu'il suffisait de quelques plantes pour guérir le corps humain.

L'emploi des plantes en médecine est connu depuis la plus haute antiquité, et c'est naturellement que les premiers médecins allaient chercher leurs remèdes parmi les végétaux ou « simples », car ceux-ci étaient à leur portée. La première pharmacopée concernant l'utilisation raisonnée des plantes était chinoise.

Aujourd'hui, on reconnaît que les plantes ne doivent pas être utilisées seulement comme des médicaments, mais qu'elles doivent être à la base de notre bien-être santé.

La thérapeutique par les plantes a perdu de son importance, lorsque les progrès de la chimie, ont permis d'identifier, d'extraire et même de synthétiser les actifs des plantes. Pour autant, les plantes conservent toutes leurs vertus, selon les parties utilisées, selon le mode d'utilisation. Et aujourd'hui, elle revient en force, non plus en « Phytothérapie » mais en « Phyto-prévention » ou « Phyto-accompagnement soins ».

Trois conceptions coexistent :

L'approche holistique, est basée sur les connaissances empiriques des plantes, sur les effets de la plante dans sa globalité. Une plante est une entité active, séparer ses constituants impliquerait que l'on diminue son efficacité, en enlevant tous l'environnement de « la molécule active ». Les connaissances répertoriées dans les pharmacopées traditionnelles peuvent représenter des études cliniques, par l'observation ancestrale de leurs effets. Mais, ces données, correspondent à des plantes utilisées en infusions (en général employées pour les feuilles et les fleurs), en décoctions (recommandées pour les tiges et les racines), en macérations (dans l'eau et dans l'alcool, pour les jeunes tissus végétaux : bourgeons, jeunes pousses, écorces).

L'approche biochimique, se préoccupe principalement des symptômes de la maladie, de l'identification et de l'action des principes actifs d'une plante. Cette théorie consiste à recenser les utilisations traditionnelles des plantes, tout en identifiant scientifiquement les actifs, et en prenant en compte la synergie et les aspects vibratoires entre les différents composants et actifs. Les limites de cette approche, sont financières, car les études demandent de gros moyens et appareillages, souvent réservés aux industriels de la pharmacie à cause de leurs coûts. Ces composés isolés sont alors présentés sous formes plus sophistiquées, par exemple en gélules ou comprimés. Dans ce cas de formulation galénique, la gélatine de la gélule peut diminuer la phase d'absorption des principes actifs.

L'approche chinoise, se base au travers d'un mélange synergiste de plantes, sur le développement dans l'organisme d'une qualité énergétique (chaud, tiède, frais, froid). La préparation de la plante (décoction, macération, brûlage, teinture, poudre ou pommade …) modifiera le degré de concentration des principes actifs, ce afin d'amener une action tonifiante ou dispersante. La médecine traditionnelle chinoise agit non seulement sur l'optique de « guérison » de maladies, mais surtout sur la restauration d'un équilibre organique global, de l'homme par rapport à son univers. La phytothérapie chinoise peut s'expliquer scientifiquement par la complémentarité des actifs, mais elle est unique vis-à-vis de la personne à traiter, puisqu'elle s'appuie sur la dynamique propre du patient et sur le « nettoyage » de son terrain en considérant trois axes : l'activation grâce à des plantes aux composantes énergétiques, la reconstruction grâce à des plantes aux composantes matières, et la revitalisation grâce à des plantes aux composantes régulatrices.

La phytothérapie moderne, cherche à apporter une réponse aux multiples maux dont souffrent les habitants de notre planète. Il faut faire une distinction entre « Phytothérapie » qui contient étymologiquement le terme de « soigner », donc qui se réfère à la médecine et en conséquence à des prescriptions médicales, et l'utilisation des plantes médicinales autorisées en vente libre, qui sont utilisées dans un but prévention santé ou accompagnement de traitements médicaux.

Un médicament, même à base de plantes, peut-être dangereux à la longue.

Toutes les plantes ne sont pas bénéfiques, certaines peuvent porter des effets toxiques.

La meilleure utilisation d'une plante, dépend en premier lieu d'elle-même et de sa forme la plus active (végétal frais ou végétal sec), dépend de la partie utilisée en relation avec les monographies décrivant ses bienfaits, et est celle qui en préserverait toute les propriétés tout en permettant l'extraction et l'assimilation des principes actifs.

La très grande majorité des plantes que nous utilisons, aux doses auxquelles nous les utilisons, ne sont pas toxiques, et sont parfois de bons condiments de nos salades ! Il ne faut jamais utiliser une plante en continu. Notre organisme s'habituerait, et ses bienfaits ne seraient plus visibles. Toute prise de compléments plantes doit se faire sur une durée de 20 jours, puis il faut respecter une période d'arrêt d'une dizaine de jours, avant de commencer une nouvelle cure.

 Pourquoi la Phytothérapie ou la Phyto-prévention ? Tout simplement parce que l'objectif d'un médicament est de soigner un symptôme particulier, tandis que l'objectif d'une plante ou d'un complexe synergiste de plantes, sera de renforcer les défenses immunitaires de l'organisme, d'agir sur certains troubles chroniques, là où tous les médicaments sont inefficaces !

Les soins par les plantes ont survécu au travers des siècles, les « remèdes de grand-mères) reviennent en force … car le premier soin de toute pathologie, c'est l'entretien du terrain, c'est l'influence positive de la pensée, c'est l'absence de peur des effets secondaires.

La Phyto --- Bien-être Santé, est à portée de tous, et la grande diversité des fruits de Madame nature, nous permet de trouver la plante qui convient à nos maux.

Aujourd'hui, les troubles de la vie moderne peuvent être solutionnés par de meilleures habitudes de vie et l'apport de quelques plantes qui sont à notre disposition.

Problèmes de stress, d'insomnie, de mal-être, de surmenage, de fatigue ? L'aubépine, la valériane, le houblon, la ballotte, la camomille, la fleur d'oranger, la verveine, la passiflore, le maté, la mélisse, le romarin, le thym, la sauge, la véronique, la petite centaurée, le ginseng, l'aunée … peuvent venir à notre secours. Problèmes digestifs et hépatiques ? L'artichaut, le pissenlit, l'angélique, le fenouil, l'anis vert, la cardamone, le curcuma, la camomille, le cumin, le cerfeuil, la verveine, la mélisse, la menthe poivrée, l'ortie, la rhubarbe, l'estragon, le cerfeuil, le serpolet, la sauge …

Utilisons les plantes avec bon sens, et le plus simplement possible